Historique du fort de Queuleu

Le fort de Queuleu appartient à la première ceinture fortifiée liée à la défense de la ville de Metz. Les travaux de construction, commencés par les Français pendant le Second Empire entre 1867 et 1868, ont été en grande partie repris par les Allemands pendant l’Annexion principalement vers 1885/1890.

En 1940, l’armée allemande transforme le fort en camp de détention pour prisonniers de guerre (Stalag). Entre mars 1943 et septembre 1944, le camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) y installe une annexe destinée à l’industrie ou au service de la SS (KZ-Außenkommando). Entre octobre 1943 et août 1944, un camp spécial (Sonderlager, géré par la Gestapo, est installé dans la Casemate A. Entre 1 500 et 1 800 prisonniers (femmes et hommes) y sont interrogés et internés avant d’être envoyés dans des camps de concentration (principalement Natzweiler-Struthof pour les hommes et Schirmeck pour les femmes). Le camp voit l’internement de résistants, saboteurs, passeurs, réfractaires et otages. Les conditions d’internement sont terribles : les prisonniers sont interrogés sous la torture et sont parqués les yeux bandés avec les pieds et mains liés. Trente-six personnes y succomberont et quatre personnes réussirent à s’évader.

Lors de la libération de Metz, le fort connaît son baptême du feu en novembre 1944.

A la Libération, un Centre de Séjour Surveillé y est établi entre décembre 1944 à mars 1946. D’abord réservé aux civils allemands et à leurs familles, le site sert aussi de lieu de détention aux internés administratifs arrêtés pour motifs de collaboration, propagande, antipatriotisme ou dénonciations (jusqu’à 4 400 personnes y furent internés).

Source : Association du fort de Queuleu

© 2019 Annick MONNIER